Note de la fic : :noel: :noel: :noel: :noel:

Mes copines étrangères


Par : lls
Genre : Sayks
Statut : C'est compliqué



Chapitre 10 : Plaisir


Publié le 04/01/2013 à 20:22:58 par lls

Mes neurones sont en train de griller lorsqu’elle écarte les jambes pour me libérer. Je me lève et pars vers ma chambre. J’ai le vertige, j’ai mal au ventre, ma gorge est sèche. Je pourrais partir en courant dans la nuit. Je pourrais sauter dans la piscine et ne jamais remonter à la surface. Quelle tapette. :noel:

J’arrive dans ma chambre, fouille dans un tiroir comme si j’étais dans un rêve, et en extrait un préservatif. Je suis même pas sûr de savoir le mettre. C’est ma deuxième fois, en fait. Mais la première ne compte pas. C’était à un festival, et j’étais tellement bourré que je ne me souviens de rien. Mais Courage s’en souvient bien, et il a finalement réussi à me convaincre. Mais bon, là c’est Yun quoi. Et je suis pas bourré. Bref, c’est ma première fois.

Je reviens vers le salon, je me sens mal. Bordel, c’est loin d’être comme dans mes fantasmes. Quand t’es tout seul devant un porno, t’as aucune pression, t’es tranquille, et pourtant tu rêverais d’y être. Mais là, c’est pour de vrai. Je ne suis pas tout seul, je vais avoir le regard d’une fille sur moi, sa respiration qui se mêle à la mienne, son corps contre le mien.

J’arrive vers le salon, et je constate qu’elle a éteint la télé et la lumière. Je la discerne qui m’attend sur le canapé, et à la vision de sa culotte reposant sur le dossier, mon cœur accélère la cadence. Bordel.
Je ferme la porte, nous plongeant dans une obscurité presque totale. Et maintenant ? J’hésite à retourner sur elle pour l’embrasser. Je ne suis pas un expert, mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas trop « préliminaires ». Au moins pour ce soir. Est-ce que je passe pour un gros froussard si je dis que c’est un poil trop rapide pour moi ?

Finalement, je me déshabille. Je frissonne encore plus, complètement nu. Maladroitement, j’ouvre l’emballage du préservatif et je l’enfile sans trop de difficultés. C’est bizarre comme sensation. Un peu gênant, serré. Popole ne se plaint pas, je crois qu’il est aussi stressé que moi. J’essaie de chasser mes inquiétudes, mais c’est plus fort que moi : j’ai peur de foirer.

Mais je m’arme de Courage ( :noel: ), et je m’avance vers le canapé. Tâtonnant, j’arrive à ne pas m’écrouler comme un débile. J’avance prudemment, devinant la silhouette de Yun dans la pénombre. J’avance une main hésitante sur son ventre, et constate qu’elle a gardé son haut et sa mini-jupe retroussée. Ses jambes sont ouvertes pour moi, et je retourne au-dessus d’elle. La devinant nue si proche de Popole me fait finalement frémir d’excitation. Tout ce stress et cette pression sont illuminés par une soudaine envie d’elle. Je me penche, posant mes lèvres sur les siennes. Elle ne réagit pas, mais je sens sa respiration. Je l’embrasse donc, et me laisse finalement aller contre elle. Elle tressaille au contact de Courage avec sa peau, et je me demande comment je vais faire sans rien y voir. Elle se libère de mes lèvres et pose ses mains sur mes bras. Mes hanches touchent ses cuisses incroyablement douces, et je me sens incontrôlable, durant une seconde.

Un instinct sauvage s’empare de moi alors que je la domine de toute ma taille, cette fille si petite que je la recouvre presque entièrement. Elle remue sous moi, et un éclair glacé traverse mon cerveau quand je sens qu’elle s’appuie sur Courage. Malgré le préservatif, je sens que si je m’avance, il s’enfoncera en elle sans douleur, en tout cas pour moi. Elle semble m’attendre, d’ailleurs. Durant un instant, je suis ému par la confiance qu’elle m’accorde. Ses mains sont douces sur moi, sa respiration calme, et je crois qu’elle profite du moment. Elle ne peut plus revenir en arrière, elle est à ma merci. Elle est consciente qu’elle est seule chez un garçon bien plus fort qu’elle qui peut la contraindre s’il le souhaite. Mais non, elle me fait confiance, elle attend que je la prenne, et ses jambes contre moi se font plus pressantes, insistantes.

Here we are. Une boule d’excitation mêlée de peur se forme dans mon ventre, alors que je la possède lentement. Malgré le latex, je sens la chaleur de son corps se refermer sur moi, et elle pousse un profond soupir. J’avance lentement, et la pression de ses petites mains sur mes bras se fait de plus en plus forte. Courage est opprimé, serré, mais continue, toujours plus loin.

Les bras de Yun se mettent finalement à trembler, et je m’arrête. Je recule avec une précaution extrême, et me rappelle que je peux respirer. Les mains de ma compagne relâchent leur étreinte, et l’une d’entre elles caresse doucement mon bras. J’avance à nouveau. C’est plus facile cette fois, plus chaud à l’intérieur, et je fais tout mon possible pour contrôler la vitesse de mon mouvement. Je vide mon esprit, j’essaie juste de me concentrer sur nos corps chauds, sur le mouvement de va et vient, terriblement anodin, terriblement facile, mais tellement sensuel.

Yu se met à bouger. Elle déplace ses mains sur mon torse, et ses jambes se lèvent à mes côtés, pour se croiser sur le bas de mon dos. La douceur de sa peau me fait craquer. L’animal primitif rugit à nouveau en moi, et la peur, la pression, toute cette appréhension laisse place au désir, à une excitation brutale et violente. J’ai soudainement envie d’enserrer sa gorge avec mes mains, de tirer ses jambes sur mes épaules, et d’accélérer, de la prendre avec force jusqu’à l’épuisement.

Mais je ne fais rien. C’est dur, mais je garde le contrôle. La peur de la décevoir revient, et je n’ai pas envie de briser cette confiance qu’elle m’accorde. J’accélère tout de même, car je ne peux pas faire autrement. Mais ça a l’air d’aller. Elle me caresse gentiment avec ses mains, et je prends ça comme un signe que tout va bien. Mes poignets deviennent douloureux, et je me couche sur elle, m’appuyant sur mes avant-bras. J’enfouis mon visage dans ses cheveux, haletant presque. Le petit changement de position se fait sentir, et elle ne peut réprimer un « Mmh » bref. Je ralentis, inquiet. Mais les caresses de ses mains m’invitent à reprendre. Alors je reprends.

Ça doit faire cinq minutes que je suis revenu de la chambre, et le rythme est maintenant assez rapide, et nous respirons fort tous les deux. J’ose passer une main sur sa cuisse contre moi, et l’étreinte de ses jambes se fait plus forte. J’entends les bracelets de ses chevilles résonner derrière moi, et je l’embrasse dans le cou, m’habituant peu à peu à cette danse torride, ressentant un plaisir intense.
D’un coup, ses respirations deviennent incontrôlées. De plus en plus fortes. Ses mains, qu’elle a maintenant sur mon dos, me griffent doucement. Enivré, j’accélère, constatant avec bonheur qu’elle gémit silencieusement. Nous sommes en sueur maintenant, et la sensation de ses cuisses moites contre moi est délicieuse. Puis brusquement, elle se dresse sur ses épaules, cherche avidement ma bouche, et m’embrasse fougueusement. Je goûte sa salive sucrée, alors que sa langue s’enroule autour de la mienne avec force. Une de ses mains se pose fermement sur mon torse, et j’arrête de bouger. Nos bouches restent collées l’une à l’autre, alors que son corps entier est parcouru de tremblements incontrôlables. Son baiser est violent et long, brûlant de plaisir, et elle laisse échapper un long gémissement, alors que je sens ses jambes vibrer sur mon dos. Je ne réalise pas ce qui m’arrive, je me perds juste dans sa bouche, léchant ses lèvres humides et douces. Je crois que je suis heureux. Je ne sais même pas. J’ai l’impression de ne penser à rien, et j’ai un mauvais pressentiment. Je pense que ça s’est passé trop vite, que je n’étais pas prêt pour enregistrer cet acte fabuleux, et qu’au matin, je vais douter de l’avoir vraiment vécu. Un peu comme un rêve.

Yun laisse finalement mes lèvres, et se repose, ses jambes quittent mon dos, et j’imagine sa poitrine qui se soulève rapidement, à en juger sa respiration haletante. Elle est trempée, et sa main quitte doucement la mienne, alors que je me recule pour m’asseoir près d’elle. J’ai la tête qui tourne.
Elle se lève alors, et quitte la pièce sans rien dire. Je pense qu’elle va revenir, j’attends donc en silence, refroidissant mon corps, calmant les battements de mon cœur.
Après une dizaine de minutes, je me résigne : elle ne reviendra pas. Je me dirige donc vers sa chambre, et constate que la porte est fermée. Pas de lumière, pas de bruit. Je vais donc dans ma propre chambre, et prends une douche rapide. Mes neurones ne sont pas encore revenus. Je m’étends sur mon lit comme un zombie, et je rêve.


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