Note de la fic : :noel: :noel: :noel: :noel:

Mya Mwew


Par : BaliBalo
Genre : Action, Sentimental
Statut : C'est compliqué



Chapitre 10 : Le Chapitre Neuvième [Première Partie]


Publié le 02/05/2013 à 11:13:30 par BaliBalo

Aya était à la fois soulagée et pétrifiée d’horreur. Sa double identité restait secrète, elle n’aurait pas à éliminer les gêneurs. Cependant la seconde vie qu’on lui attribuait était presque aussi déplaisante. Prostitution. Il s’agissait en effet d’une couverture qu’elle avait utilisée pour s’approcher de Tarani, le mafieux. La photo que Lady avait associée à son article montrait Aya devant l’hôtel Le Riquieux, elle y était clairement reconnaissable et sa tenue était effectivement légère. Forcément, les élèves ayant lus l’article ne pouvaient y voir que l’explication de la prostitution, d’autant plus que Lady la suggérait sans équivoque. Aya ne pourrait jamais démentir l’affaire.
Elle avait besoin d’aide.

Cette aide c’était Klaus qui la lui fournissait. Intégrer l’Organisation. La protection des membres évidemment. Aya était au pied du mur, forcée d’entrer dans l’Organisation pour ne pas compromettre sa couverture de lycéenne. Ils avaient gagné. Tous. Son père Gun C, Lux, Le Pyromancien et leur mystérieux Patron. Aya n’avait pas le choix. Elle avait beau être méfiante envers l’Organisation, elle savait pertinemment que toute trace de sa prétendue prostitution serait effacée. Le plus risqué dans cette affaire n’était pas tellement le regard des autres. Non, c’était ce que cela impliquait. Pour peu que l’histoire parvienne à quelques parents et qu’ils se plaignent aux autorités, Aya pouvait être interrogée. Elle ne voyait pas comment démentir l’affaire surtout avec une preuve à l’appui. Une enquête pouvait être menée. A ce point là des choses, Mya risquait vraiment d’être découverte. Aya n’avait pas de suite mesuré cet aspect de l’affaire, mais maintenant que Lux la regardait avec insistance, elle était obligée de réfléchir sérieusement à entrer dans l’Organisation. Elle n’avait pas besoin de soupeser la situation, la réponse était évidente :

« C’est d’accord. » soupira-t-elle finalement.

Lux ne put retenir un sourire triomphant tandis qu’Aya faisait pâle figure : elle avait cédé. Alors que Klaus quittait la pièce, tout guilleret, Aya rouvrit la fenêtre, sauta sur son arbre et glissa au sol. Elle se dirigea vers le self derrière lequel elle savait qu’elle pourrait s’enfuir. Elle avait entendu des filles expliquer qu’il y avait là une vieille valise jaune et un mur défoncé, facile à escalader si l’on se juchait sur la valise. Tout était là. En moins de deux, Aya était dans la rue malgré sa jambe encore douloureuse. Elle appela Edward.

La Défense, Bureau d’Edward 11 : 00

« Alors comme ça, hum, tu vas rentrer dans l’Organisation ? s’enquit Edward. C’est très risqué, hum, terriblement risqué…

- Je n’ai pas le choix. J’éviterais au maximum de me mêler de leurs affaires. Je ne leur fais pas confiance. »

Edward approuva en oscillant du chef mais lâcha un de ses toussotements désapprobateurs. Il était inquiet pour sa protégée. Elle avait beau être prudente au sujet de l’Organisation, il pressentait que cette méfiance, cette vigilance ne serait d’aucune utilité. Les membres de l’Organisation étaient plus forts. Peut-être pas au niveau de leurs aptitudes physiques mais ils avaient un mental, un esprit stratégique hors du commun. La lutte qu’ils avaient menée pour enrôler Mya en était la preuve. Ils étaient rusés. C’était là que se situait le danger pour sa protégée si peu réfléchie. Cependant, Edward ne pouvait rien faire, lui-même ne pouvait étouffer efficacement l’affaire. L’Organisation était dangereusement louche mais il fallait reconnaître qu’elle s’avérait utile dans la situation de Mya. Elle n’avait pas le choix. Lançant un ultime regard à la tueuse, Edward lui recommanda d’être on ne peut plus prudente et de filer à la moindre mission louche. Mya approuva avant de plonger dans l’étude des contrats que son mentor avait apportés.

Lycée Saint Bidule, 7 : 45

La nuit avait été intense pour Mya, souhaitant à tout prix oublier le scandale qu’elle avait provoqué au lycée, elle avait exécuté cinq assassinats dans la même nuit et n’avait pas même eut le temps de repasser par chez elle. Mya grimpa donc discrètement le mur d’enceinte du lycée et se faufila jusque dans le gymnase où elle revêtit rapidement son uniforme avant de filer en direction du lycée, malgré le peu d’envie qu’elle avait à s’y rendre.

Alors qu’elle entrait dans le hall encore faiblement éclairé, elle distingua une silhouette en train de placarder quelque chose au mur. Sitôt que la silhouette aperçu Aya, elle partit en courant. La jeune fille voulu se lancer à la poursuite de la mystérieuse silhouette quand une lourde main se fit sentir sur son épaule, Aya se retourna vivement en repoussant la main par réflexe. Elle se trouva face à Pierrick de Lalatte, il semblait aussi surpris qu’elle, sans doute avait il fait erreur sur la personne qu’il souhaitait alpaguer. Il lui sourit mais Aya s’excusa et fila en direction de sa salle de cours. En chemin elle remarqua la présence d’affiches sur toutes les portes des salles de classe. Elle s’arrêta un instant et ouvrit des yeux horrifiés :

[c]Double-meurtre cette nuit

Au cours de cette nuit, une sombre tragédie s’est déroulée. Alors que tous nous dormions bien au chaud sous nos couettes, deux d’entre nous ont été assassinés. Marika Gröschnoev et Val Papentier ne se sont pas réveillés ce matin, égorgés pendant leur sommeil. Une ombre rôde dans notre cher Lycée Saint Bidule, quelque chose de malsain, on nous veut du mal ! Protégez-vous mes amis ! Protégez-vous contre le Fléau de la Mort !
Lady[/c]


Choquée, Aya resta quelques instants devant l’affiche. Des meurtres au sein même de son lycée… Elle espérait que cela ne lui retomberait pas dessus, avec Lady tout était possible. Reprenant ses esprits, Aya rentra dans sa salle de classe et s’installa auprès de la fenêtre, à sa place attitrée. Quelques minutes plus tard, Soren vint la rejoindre et s’assit sur la table devant elle.

« Bien le bonjour dame Aya ! lanca-t-il, avez-vous daigné regarder ces affiches ?

— Oui, répondit-elle, c’est effrayant.

— Je suis tout à fait certain que Lady exagère, tout comme elle l’a fait à votre honorable sujet.

Aya ne répondit pas, songeant à ce que ce scandale l’avait forcée à accomplir, à savoir entrer dans cette Organisation qui ne lui inspirait aucune confiance. Soren poursuivit :

— A ce propos, je me suis permis d’intervenir un minimum. Je ne peux croire que vous, respectable dame de notre société, puisse vous adonner à des pratiques si basses ! C’est donc sans hésiter que j’ai pris l’initiative de contacter la direction de notre splendide établissement. Je me suis longuement entretenu avec notre charmant directeur afin de sauver votre cause. J’ai finalement obtenu de lui qu’il convoque Miss Lady afin de la sermonner durement. Néanmoins, ce n’est pas la première fois qu’une telle chose arrive et je ne peux affirmer que Lady écoutera le Directeur. Je suis navré gente Aya, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir.

— Merci Soren, c’est déjà beaucoup. »

Aya savait qu’effectivement, le soutient de Soren, aussi puissant qu’il soit, ne suffirait pas à la sortir de cette situation. Cependant, ajouté à l’appui de l’Organisation, il pourrait s’avérer utile. Cependant, l’Organisation n’avait encore pris aucune mesure et Aya s’inquiétait de ce qu’elle allait devenir au sein de l’établissement.

Lorsque Klaus et Jonas débarquèrent, Mya ne vit que le sourire étincelant et vainqueur qui illuminait la face cachée des deux garçons : Lux et le Pyromancien jubilaient. Alors que la sonnerie retentissait, Soren délaissa Aya et laissa la place à Klaus. Il fallait reconnaître que cette histoire de double meurtre détournait l’attention du cas d’Aya, amenant les élèves de Saint Bidule à s’inquiéter de leur sécurité plutôt que de s’intéresser à une affaire de prostitution. La jeune fille fit part de ses inquiétudes à son punk de voisin, lui demandant quand l’Organisation s’activerait. A cette remarque, le jeune homme se contenta de sourire dans sa barbe et recommanda à sa voisine d’être patiente.

Le lendemain, Lycée Saint Bidule 08 : 12

Mya courait le plus vite qu’elle le pouvait pour éviter d’être en retard. Elle avait rempli son dernier contrat à six heures et demie, la victime avait été plus résistante que prévu et, avec sa jambe encore douloureuse, elle avait dû puiser dans ses dernières réserves pour achever ce juge véreux et retourner à la Défense pour récupérer son uniforme. Résultat en arrivant chez Edward elle s’était écroulée de fatigue et ne s’était réveillée qu’une heure plus tard. A présent, elle fonçait sur l’allée bordée de pelouse du lycée malgré sa jambe boitillante. Sans s’arrêter, elle courut jusqu’au premier étage et ouvrit la porte en trombe. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle se stoppa, essoufflée, et, remarquant les regards braqués sur elle, elle réalisa qu’elle ne portait pas ses lunettes. Penaude, elle sortit ses culs de bouteille et les chaussa puis fila à toute vitesse vers sa table, le nez baissé vers le sol. En chemin, elle entendit un garçon dire à son voisin : « Elle a encore fait le tapin jusque tard… » et l’autre de lui répondre « Tu m’étonnes, elle en profite, elle est tout de même pas mal sans ses lunettes, j’me la taperais bien moi. ». Aya refusa d’en écouter plus et s’effondra sur sa table. Avant même qu’elle ait pu faire le moindre geste, elle s’était endormie.

Klaus la réveilla une heure plus tard, alors que le cours allait se terminer. Aya se redressa, le visage chiffonné de sommeil et tenta de rassembler ses esprits tout en écoutant la conversation entre Klaus et Soren qui les avait rejoints :

« Seigneur, cette affaire est effroyable ! s’écria Soren. Ne sommes-nous donc plus en sécurité ?

— Je sais pas, Soren, bougonna Klaus, je ne risque rien, je sais me défendre. Toi non plus d’ailleurs, Greg est sans cesse collé à tes basques.

En entendant son nom, le garde du corps fronça les sourcils et plissa méchamment les yeux. Il ressemblait à un félin sur le point de se jeter sur sa proie.

— Tout doux le gorille ! intervint Jonas. Mange une banane et détends-toi.

Un sourire ironique aux lèvres, il ignora la mimique menaçante de Greg et vint s’asseoir au côté de Soren, il poursuivit :

— Deux morts de plus, la police est sur le coup selon Lady. Le Fléau a encore frappé. Le problème c’est que les victimes d’hier et d’aujourd’hui n’ont aucun rapport entre elles, donc n’importe quel élève du lycée pourrait être touché. Si ça recommence demain, ce sera la panique. »

Aya n’avait pas tout suivit et c’est en allant aux toilettes qu’elle comprit : de nouvelles affiches étaient placardées au mur, relatant les nouveaux faits. Le tueur, que Lady appelait le Fléau (et Aya voyait d’ici le sourire de la pseudo-journaliste, fière de cette trouvaille ridicule), avait tué deux autres élèves du lycée la nuit dernière. Dans son article, Lady expliquait que cette affaire inquiétait désormais les véritables médias et la police car elle avait pris elle-même l’initiative « citoyenne » de les prévenir. Aya n’en revenait toujours pas du narcissisme évident dont faisait preuve Lady, c’en devenait écœurant. Cela dit, ce Fléau laissait un peu de répit à Aya, il allait certainement permettre à l’Organisation d’agir en toute discrétion puisque plus personne ne s’intéressait à une pauvre lycéenne soit disant prostituée, trop inquiétés par ce Fléau qui rodait. Finalement, ces histoires de meurtres était une aubaine pour la jeune fille, elle se prit à penser qu’elle avait bien de la chance que d’autres soient morts.


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