Note de la fic : :noel: :noel: :noel:

Perdus dans l'asile


Par : Edlose
Genre : Horreur
Statut : C'est compliqué



Chapitre 1


Publié le 08/07/2009 à 09:29:08 par Edlose

Je n'arrivais pas à y croire. On m'avais mis dans ce foutu hôpital psychiatrique. Pourquoi ne me croyaient-ils pas ? Pourquoi ne reconnaissaient-ils pas ma faculté ?
Un bruit me fit sursauter.
-Bonjour, monsieur Dementium, ça va ? Vous avez bien dormi ?
Ce n'était que l'infirmière.
-Oui, tout va très bien, merci ...
-Bon. Tenez, votre petit déjeuner.
-Merci.
Encore cette bouillie de céréales ...
Je mangeais rapidement, sous le regard de l'infirmière, puis je m'approchais d'elle, pour faire ma promenade quotidienne dans la cour. Il n'y avait rien. La cour était entourée par les murs imposants de l'hôpital. Je m'approchais de la grille, et je demandais à l'infirmière :
-Quand est-ce que je sortirais d'ici ?
-Je ne sais pas. Quand vous serez soigné.
-Je suppose que vous ne savez pas combien de temps, approximativement, ça prendera pour que je sois soigné.
-Non, je ne suis qu'une infirmière; et puis personne ne le sait. Cela dépend de vous.
Ma promenade était finie et nous retournions dans ma chambre.
Reposez-vous, monsieur Dementium, c'est bientôt l'heure de manger, donc ne vous endormez pas !
Je somnolais, seul, dans ma chambre, n'y croyant pas que mes proches m'ont emmené ici. Cela faisait déjà presque 2 semaines.
CLIC-CLAC !
L'infirmière rentrait dans la chambre et prit ma main rapidement. Je lui demandait ce qu'il se passait.
-Pourquoi êtes-vous dans cet état ?
-Je me suis engueulée avec le chef de l'hôpital
-Pourquoi ?
-Parce-qu'ils font des exp... euh... Rien d'important.
Elle baissa les yeux tristement, le regard dans le vide.
Nous prîmes l'ascenseur et entrâmes dans le réfectoire.
Exceptionnellement, nous eûmes un yaourt aux fraises pour le dessert. ça nous changeait d'avoir tout le temps de la bouillie de céréales et de l'eau.
Après le repas, l'infirmière me raccompagna dans ma chambre, et je passais l'après-midi à ne rien faire. C'était si monotone ! Mes proches me manquaient, mais j'étais énervé contre eux pour m'avoir mis dans cet hôpital. Mais c'est pour mon bien. Le soir, l'infirmière me donna mon repas, mais je ne mangis pas.
Je m'endormis lentement ...
Le lendemain, je me réveillais tôt, vers 4 heures du matin.
J'entendis des pas rapides dans le couloir. Je restais une heure à entendre des bruits, puis l'infirmière déambula dans ma chambre. Elle avait peur, mais de quoi ? ...

-Que se passe-t-il ? -TAISEZ-VOUS ET SUIVEZ MOI !!! Je commençais sérieusement à avoir peur. Que se passait-il ? Nous sortîmes en courant de la pièce, et au loin, je vis d'autres personnes courir.

-Là ! Dit brusquement l'infirmière.
Nous entrâmes dans le réfectoire où la plupart des patients et du personnel étaient installés. Un homme du personnel ferma à clé la porte derière nous. Nous entendîmes des cris dans le couloirs, ce qui provoqua un vent de panique.

Un homme monta sur une table et demanda le silence :

-Taisez-vous, taisez-vous !
Tout le monde se tut, ce qui m'étonna.
-Nous allons mettre au clair ce qui se passe, du moins, d'après ce que nous savons. Nous allons faire le plus simple possible.
Une personne, sûrement plus haut gradée, prit la parole :
-Des ... zombies sont dans l'hôpital. La cause est inconnue, car les responsables de l'hôpital sont introuvables.

Un patient qui semblait ... normal prit la parole :
-Des zombies ? Impossible, ça n'existe pas !

La personne haut-gradée reprit la parole :
-Ce n'est qu'une hypothèse ! Nous avons vu certains de ces "zombies" dévorer plusieurs personnes. Nous n'en savons pas plus.

Il descendit de la table.
Des chuchotements fusèrent de partout, et j'en écoutais quelques-un :
-Je suis sûr qu'ils en savent plus qu'ils ne le disent
-Ils sont responsables de tout ça !
-Faisons les payer leur crime !
à cette dernière remarque, je répondis.
-Nous ne savons pas s'ils en savent plus. Et puis je pense que les responsables de l'hôpital, qui ont mysterieusement disparu, qui sont derrière tout ça.
-Il a raison, je pense que c'est ça. Répondit un autre patient.

BOUM ! BOUM ! BOUM !

Tout le monde fut saisi par la peur.

-L... LES ZOMBIES !!! ILS SONT Là !!!
-OH MON DIEU !!!

La personne qui nous a parlé de son hypothèse, celui qui dit que ce sont des zombies, prit la parole :
-Prenons l'ascenseur ! Gardez votre calme ! Surtout, ne paniquez pas et ne vous précipitez pas ! Nous ferons des groupes de 10 qui chercheront à sortir de l'hôpital. Nous passerons par groupe dans l'ascenseur. Nous avons de quoi faire 8 groupes, mais un d'eux sera composé de seulement 9 membres, ce qui n'est pas très grave.

-Mais il suffit d'aller au rez-de-chaussée, d'ouvrir la grille et de partir !

-Non, seul les responsables de l'hôpital ont les clés, et ils ne sont pas là. Je pense qu'ils sont responsables de l'apparition de ces "zombies", qu'ils se sont enfuis et maintenant qu'ils essayent d'étouffer l'affaire. Ils auraient put poser des bombes, mais ils n'ont pas eu le temps. Ils veulent que l'on meurent. BON, ALLEZ, JE FAIS LES GROUPES DE 10 !

Je me retrouvais avec mon infirmière et 7 autres personnes dont 3 du personnel. L'homme qui nous a tout expliqué et qui a organisé les groupes était parmi nous. J'étais dans le groupe de 9.

Nous étions le dernier groupe à aller dans l'ascenseur. Chaque groupe allait à un étage différent. Nous avions emporté des provisions, des armes basiques comme des couteaux, des matraques, etc ... Le leader du groupe ET celui qui nous a organisés jusque-là avait dit qu'il y aurait sûrement des provisions dans l'autre réfectoire et dans des pièces. Pour l'eau et les petits besoins, pas de problème.

Nous étions dans l'ascenseur, attendant d'arriver au 5ème étage. Le leader nous avait dit qu'il fallais d'abord passer par l'armurerie pour avoir chacun de meilleures armes que celles que nous avions déjà. Mais le problème, c'était que l'armurerie était très loin.

L'ascenseur s'arrêta, puis la porte s'ouvrit ...




Ah, aussi ... J'ai oublié de préciser que dans le réfectoire, un gars du personnel nous a dit qu'il n'y avait plus d'électricité.

L'ascenseur s'arrêta, puis la porte s'ouvrit ...

Le leader du groupe prit la parole en chuchotant :
-Surtout, restez calmes, ne faites pas de gestes brusques, ne paniquez pas et ne faites pas de bruit. Je sais que je me répète, mais vaut mieux trop que pas assez.
Tout le monde approuvait. Je regardais l'infirmière qui semblait paniquer. Je lui pris la main chaleureusement, ce qui, je pense, la soulageât.

Le leader reprit la parole :
-Vous voyez la double porte au fond à droite ?
-Oui, répondis-je en regardant si tout le monde voyait l'objectif.
-Bon, nous allons y aller le plus calmement possible. Vous, comment vous appelez-vous ? Vous avez l'air normal.
-Mr Dementium, mais vous pouvez m'appeler tout simplement Dementium.
-D'accord. Alors, Dementium, vous serez en tête de groupe. Torche électrique dans la main gauche, matraque dans la main droite. Moi, j'irai en queue de groupe. Nous allons nous déplacer en file indienne. Tout le monde sait ce que ça signifie, je suppose, dit-il en plaisantant. Il y eu quelques rires nerveux. Vous vous placerez comme vous voulez, dit-il en reprenant son sérieux.
-Attendez, j'ai une meilleure idée, dit un patient. Mettons l'infirmière au milieu pour au cas où il y ait des blessés.
-Bonne idée, répondis-je en même temps que le leader du groupe.
-Bon, reprit le leader, allons-y.
J'eus un haut-le-cœur. Tout le monde semblait angoisser. Je devais mener le groupe.
Je commençais à avancer dans le noir, car j'hésitais à allumer la lampe, de peur qu'un zombie ne nous repère, s'il y en avait dans les parages.
-Tu as peur d'user les batteries ? Dit le leader. Ne t'inquiètes pas, il y en a partout dans l'hôpital.
-Non, je me prépare mentalement. Bon, allons-y.
Je fis un pas dans l'ombre du couloir. Un deuxième; puis j'allumais la lampe. Je brandis ma matraque, mais rien. Le couloir était désert.
-Ah ! Dis-je, étonné. Il n'y a rien. Allons-y rapidement.
-Attends, reprit le leader. Méfions-nous quand même.
Nous nous engageâmes donc dans ce long couloir, éclairé par le faisceau lumineux de la lampe torche.
-Restons groupés, chuchotais-je.
Nous marchions depuis déjà presque une minute, lentement mais sûrement. Tout était calme.
Puis un cri, proche, déchira ce silence. C'était l'infirmière ...

Je fus pris d'une peur atroce. Je ne me contrôlais plus.
Ma première réaction fut de prendre la parole :
-LA FERME !!!
Je me retournais finalement vers elle, puis je vis ...
Deux zombies étaient entrain de dévorer un homme ... Heureusement, il n'était pas de notre groupe.
Le leader prit finalement la parole :
-Oh putain, c'est quoi ce bordel ?
Un patient prit à son tour la parole :
-Ils... Ils n'ont pas l'air de nous avoir remarqués.
-B... Bien, reprit le leader. Nous allons marcher doucement; tout doucement ...
Il tremblait.
Nous avions déjà fait à peu près 6 mètres. Les zombies étaient hors de vue. J'étais quand même soulagé, même si on n'était pas sortis de l'auberge.
Puis je me retournais à nouveau. Cette fois-ci, les zombies nous avait repérés.
-COUREZ !!! Criais-je.
Je pris mes jambes à mon cou. Heureusement, ils n'étaient pas rapides.
-N'OUBLIE PAS L'OBJECTIF, DEMENTIUM !!!
Je fonçais donc, avec le groupe derrière moi, vers la porte double. Je pus enfin lire l'écriture en rouge. "Escaliers".
J'entrais essoufflé. Une fois le leader rentré, nous étions tous réunis. Je fermais donc la porte avec ma matraque pour bloquer.
-Nous ne sommes pas tirés d'affaire, les gars ... Dit le leader en regardant le escaliers. Ils peuvent passer par là-haut. Barricadons partout. Nous allons passer le reste de la journée ici; nous établirons un plan. Voici les cartes de l'hôpital. Comme vous le voyez, le deuxième réfectoire se trouve un étage plus haut, et nous sommes dans les escaliers.
Demains matin, à la première heure, nous irons là-bas, même si nous avons déjà beaucoup de nourriture. Il faudra, après, retourner à l'étage où nous sommes pour aller à l'armurerie. Il faut trouver comment sortir de ce putain d'hôpital.
Nous écoutions le leader, quand un bruit ce fit entendre. Quelqu'un venait ...

Je le vis se mettre devant nous, tel un éclair, et pointer le canon de son fusil d'assaut sur nous. -Ah, c'est toi, Gordon, dit le leader. -Ouais. Vous avez vu ces merdes qui traînent dans l'hosto ? c'est quoi ? -Nous n'en savons pas grand chose, mais je pense que ce sont des zombies. Ah ! Il faut que je te présente à nos patients. Les gars -et les filles-, voici Gordon, celui qui est censé maintenir l'ordre dans l'hôpital. Il est là depuis quelques jours. Avec lui nous serons en sécurité; c'est une des meilleures recrues du GIGN. Vous vous demandez pourquoi il les a quittés ? Eh bien pour la simple et bonne raison que les mafieux en veulent après lui car il les a humiliés en tuant leur boss comme si de rien n'était. Par conséquent, on lui a donné un nouveau travail et un faux nom. Bien sûr, son vrai nom est Gordon.
-Vous m'étonnez. Vous avez lu et relu mon dossier à ce que je vois.
-Moui ... Peut-être ... Bon ! Trêve de bavardages, 'faut pas oublier qu'on est dans un hôpital rempli de zombies.
-OH PUTAIN ! Cria un patient.
-QUOI ? QU'EST-CE QU'IL Y A ? Cria à son tour le leader.
-C'est un schizophrène, Répondis-je. Laissez-le.
Il était entrain d'enlever les barricades pour sympathiser avec les zombies. Il croyait qu'ils l'appelait.
-Non ! Répondit Gordon. Il va les attirer à nous ! Ne le laissez pas faire !
-Bah arrête-le, toi. Répondit un patient, sarcastiquement.
Il s'élança, le prit par derrière, le jeta derrière le groupe et rebarricada la porte. Tout ça en un temps record.
-Il faut l'empêcher de faire une connerie, dit Gordon. Thomas, ficelle-le avec des habits.
-OK, répondit Thomas.
Alors le leader s'appelait Thomas, me dis-je.

-Bon, finissons les préparatifs, reprit Thomas, et reposons nous. Une rude journée nous attend.
-Si tôt ? Répondit un patient.
-Oui. Enfin vous faites ce que vous voulez tant que vous restez silencieux. Mais à 21h00 grand maximum, éxtinction des feux !



A 22h00, tout le monde dormait sauf moi, je pense. Le peur m'empêchait de dormir. Et tous ces bruits dans l'hôpital ... Bon, il faut que je dorme. Peu après, je m'endormis finalement. Une tape sur l'épaule me réveilla. -Allez, lève-toi ! Dit le leader, Thomas.
-Oui ... Répondis-je, fatigué. Il est quelle heure ?
-Quatre heures du mat'. Bon, grouille-toi !
10 minutes après, j'étais prêt et repu

Thomas prit la parole :
-Changement de plan, on va à l'armurerie d'abord, et puis c'est à cet étage. On pourra affronter les zombies. Et Fabien, le schyzophrène, s'est calmé.
-Gordon, tu iras devant avec Dementium.
-C'est qui cui-la ? répondit-il.
-Hum. C'est moi.
-Okay.
Gordon enleva les barricades puis ouvra la porte qui grinça.
-Allons-y, dit-il.
Nous pénétrâmes dans le long couloir éclairé par ma lampe torche et celle de Gordon. Tout était silencieux.
Je lançais à Gordon :
-Hé, Gordon, tu crois qu'ils ont besoin de dormir ?
-Qui ça ? Répondit-il.
-Ben ... Ces choses.
-Les zombies ? Je ne pense pas. Mais espérons.
Je me retournai pour voir si tout le monde était là. C'était le cas.
Pendant que je marchais, je regardai l'ascenseur par lequel nous étions arrivés à et étage. Une fois armés, nous y retournerons.
A un croisement, j'entendis une respiration forte.
Gordon fit signe de s'arrêter. Contrairement à ce que je croyais, il n'utilisa pas son arme. Pour ne pas faire de bruit, je suppose. Il se montra au zombie qui le repera aussitôt et lui lança un couteau qu'il avait retiré d'une de ses poches dans sa tête. (phrase mal tournée ^^')
Le zombie s'effondra instantanément.
Tout se passa bien jusqu'à notre arrivée à la salle des armes. Lorsque nous pénétrâmes dedans, tout était calme. Nous regardions les armes qu'il y avait. La plupart avait été prise. Preuve de plus que les propriétaires de l'hôpital était responsables de tout ça. Ils avaient enlevé la plupart des armes.
Le leader nous compta. 1... 2... 3... 4... 5... 6... 7... 8... 9...
-Merde ! Dit le leader.
-Quoi ? répondit Gordon.
-Il manque quelqu'un !
-Qu'est-ce qu'il avait comme maladie mentale, celui-là ?
-Moi je sais, répondis-je.
-Ah ouais, c'est vrai que t'es un patient, tu connais d'entre eux. T'as l'air normal.
-Mais je suis normal, répondis-je, ils m'ont mis ici car ils ne me croyaient pas ! ...
-Arf ... Ils disent tous ça ...
-Mais non ! Répliquai-je.
-Alors explique en quoi ils ne te croyaient pas.
-...
-Arrêtez, tout les deux ! Interrompa le leader. Nous avons d'autres problèmes plus importants, à commence par retrouver l'autiste !
-Appelez-le tout simplement Igor.
-D'accord, dit le leader.



Mais un bruit se fit entendre ... Quelqu'un toquait ... -Je vais voir qui c'est, ou ce que c'est ! Il prit son fusil d'assaut et ouvra la porte d'un coup. C'était Igor.
-Ouf, ce n'est que lui, dit Gordon. Tu m'as fais peur Igor !
Tout le monde était soulagé, et moi aussi. Quelle peur il nous a foutu !
Puis il essaya de parler. Il bavait.
-T... Têtes volaaaaannnntes !! haha !
-Oui, Igor, c'est bien. Dit le leader.
-Attendez, répliquai-je. Ecoutons ce qu'il a à dire ! Qu'est-ce qu'il y a, Igor ?
Il parla plus clairement :
-Têtes volaannntes !
J'eus un haut-le-cœur.
-T... Têtes volantes ? Lui répondis-je.
-Ouiii ! Me répondit-il à son tour.
De quoi il veut parler ?
Puis des cris déchirèrent le silence. Igor se mit à rire en criant avec joie :
-TÊÊÊTES VOLAAAAANNNTES !!!



-C'est quoi ces merdes ? S'exclama Gordon qui regardait à travers le trou de la serrure. -Vous croyez qu'ils nous ont repérés ? Dit un patient. -Ne pose pas des questions stupides, on en sait pas plus, imbécile ! Répondit Gordon. Je pris une arme et criais pour qu'on entende ma voix au milieu de ces cris :
-On va pas rester ici à se pisser dessus !
J'avais pris un fusil à pompe.
Je vis quelque chose au loin. Une tête volante. Igor ne délirait pas !
Je pris mon courage à deux mains et m'apprêtait à tirer, mais ...
Quelque chose ... Derrière moi ...
Je me retournai et vis une deuxième tête. Je fus pris de panique. Je tirai plusieurs fois en loupant ma cible, puis je l'atteignis, mais l'autre tête me mordit au bras. Je la tuait à son tour; puis je rentrais dans l'armurerie.
-Putain, c'était quoi ces merdes ? M'exclamais-je.
-Je sais pas, répondit Gordon.
Puis je vis le patient qui avait posé la même question, à peu près, à Gordon lui sauter dessus. Mais c'était peine perdu, face à cet adversaire. Gordon le plaqua à terre et lui assena un coup de poing dans le plexus, ce qui le calma.
Puis, en crachant du sang, le patient répondit :
-Pourquoi tu lui réponds calmement et poliment alors qu'à moi tu me parles comme un chien estropier ?
-Qu'est-ce que tu veux, c'est du favoritisme, répondit-il.
J'étais content qu'il me préfère aux autres, mais en même temps je n'aimais pas le favoritisme et ça risquait de m'attirer des ennuis.
-ENFOIRE !!! Répondit le patient. ET LES VALEURS QUE T'AS APPRISES A L'ARMEE ET AU GIGN ?
-Arf, ces milieux sont fondés sur le favoritisme ...
Le leader regardait la dispute, puis se mit enfin à agir :
-Bon, arrêtez de vous chamailler ! Examinons plutôt la blessure ! Anna, venez voir.
Puis l'infirmière vint. Elle semblait choquée de la situation de l'hôpital.
Mon infirmière s'appelait Anna ...
-Oh mon dieu ! S'exclama l'infirmière.
-Qu'y a-t-il ? Répondit le leader.
-L... La blessure ...
-Oui, et alors ? Répondit à son tour Gordon.
-Il y a une sorte de venin. Un venin qui décompose la chair, mais qui en même temps ne détruit pas les cellules.
-Impossible ! S'exclama le leader.
Il semblait s'y connaître un peu.
-Heureusement, reprit Anna, la dose de venin est trop faible pour cause quoi que ce soit. Le venin va agir dans environ un diamètre de 1 centimètre. Pour l'instant, nous ne connaissons pas les doses mais avec les venins normaux qui ressemblent le plus à ce venin ...
-Aucun venin normal ne peut ressembler à cette abomination, coupa le leader. C'est pas humain.
Gordon s'éxcita et prit la parole :
-Mais oui ! La décomposition mais sans détruire les cellules ! C'est ça la cause des zombies ! En fait, ce sont des contaminés !
Nous fûmes tous choqués.
Mais cela n'expliquait pas les têtes volantes. Peut-être des mutations ? ...




En fait, ce sont des contaminés ! Nous fûmes tous choqués. Mais cela n'expliquait pas les têtes volantes. Peut-être des mutations ? ... -Il faut aller au plus vite au laboratoire pour étudier ce phénomène ! S'exclama l'infirmière.
-Merde ! Changement de programme, alors. Mais il faut se grouiller, n'oubliez pas le rendez-vous au réfectoire ! Dit Thomas, le leader.
-Ah, c'est malin, Dementium. T'as voulu jouer au héros, bah on va faire un grand détour et peut-être se faire bouffer par des contaminés ... Et peut-être même louper le point de rendez-vous. Si on le loupe, on pourra pas partager nos découvertes et avoir des chances de sortir de l'hosto ... Et ils croiront tous qu'on est morts ...

Tout le monde me regardait méprisamment, sauf Igor qui s'amusait à applaudir.
-Mais non, au contraire ! S'exclama Anna. Grâce à lui, on pourra enfin percer le mystère des zombies, ou plutôt des contaminés !




-Où est le laboratoire, Anna ? Dit le leader. -3 étages en dessous. -Mmmmhh ... Il faut faire vite, même s'il nous reste encore beaucoup de temps avant le rendez-vous, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer. Bon, il faut retouner à l'ascenseur, en avant ! -On garde la même formation ? Répondis-je.
-Biensûr, me répondit le leader.

Le couloir était calme, quelques bruits de goutte d'eau par ci, par là ...
Quand soudain, j'entendis un bruit.
-Chef, j'ai entendu un bruit, Dis-je.
-Appelle-moi Thomas. T'es sûr d'avoir bien entendu ?
-Oui, je ne suis pas débile, enfin, je ne crois pas ...
-Bon ... Va voir se qu'il se passe, on t'attend ici.
-J'y vais seul ?
-Mais oui, c'est bon.

J'avançais donc jusqu'à un angle. Il y avait du sang parterre. Beaucoup de sang.

Je me collais au coin du mur, oreille tendue ...
Un bruit. J'écoutais attentivement, puis je reconnus enfin ce bruit. Une réspiration haletante.
Un contaminé, me dis-je.
Je pris une lampe, et tout doucement j'avançais le faisceau vers le contaminé.
Non. Ce n'était pas un contaminé. C'était un homme. Un homme âgé. Il était affalé sur le sol couvert de sang.
-Monsieur, vous êtes blessé ? Lui dis-je d'un ton affirmatif.
-N'approchez pas ! Répondit le vieil homme.
-Qu'y a-t-il ? Lui répondis-je à mon tour.
-Je ... J'ai été mordu. Regardez mon bras, il est bizarre.

Il enleva la serviette qui lui couvrait le bras, et je vis sa blessure, beaucoup plus importante que la mienne.

-Vous avez été mordu ? Mais où est le contaminé qui vous a mordu ?
-Contaminé ?
-Oui, en fait, des hommes ont été touchés par une maladie inconnue et ils mordent les autres qui sont contaminés à leur tour. Je ne vous éxpliquerai pas tout dans les détails.
-Donc je vais me transformer ?
-Je ne sais pas. J'ai moi-même été mordu.
-Ah ...
-Et le contaminé qui vous a mordu ? ...
-Les contaminés. Ils étaient plusieurs. Je croyais ma dernière heure venue, quand tout à coup ils sont partis. Ils m'ont laissé à moitié mort.
-Bon, maintenant, venez avec moi, il faut vous soigner au plus vite !
-NON ! JE NE VEUX PAS ! JE VAIS ME TRANSFORMER EN ZOMBIE, ET JE NE VEUX PAS !!!
-En contaminé ...
-C'EST PAREIL !

Il se précipita vers moi malgré son état, et essaya de prendre mon arme.

-C'est quoi tout ce vacarme ? S'exclama le leader, Les contaminés vont rappliquer si vous faites du bruit ... Tiens ? Qui c'est ?

Je vis tout au ralenti. Il réussit à prendre mon arme, je me suis laissé distraire par le leader ...
Par réflexe, je lui retirait des mains. Il se précipita à nouveau vers moi, et mon doigt glissa ...
PAN !
Un bruit sourd se fit entendre. Je vis le vieillard tomber sur le coup. Je l'avais tué. J'avais tiré sans faire exprès.

Je me laissais tomber rès du vieillard, choqué.

-Je... J'ai pas fait exprès, balbutiais-je ...
J'étais en larmes. J'avais tué un vieillard sans défense.
Je venais de comprendre qu'il voulait prendre mon arme pour se suicider. Il souffrait trop. Il ne voulait pas être comme "Eux".

-Je l'ai tué, dis-je en larmes.
-Allons, allons, dit le leader, Tu n'as pa fait exprès.
-Même !
-Ah là là ... C'est toujours comme ça la première fois. J'a tellement tué, je suis habitué, moi. La première fois tu chiales et tu te pisse dessus, la deuxième fois ça paraît naturel ...
-LA FERME !!! Criais-je.
-Chut, j'entends des grognements, dit l'un des patients.

Tout de suite je fus calmé.
-Cachons-nous ici ! Dit le leader.

Nous pénetrâmes dans la pièce. La lumière de ma lampe trche faiblissait.
C'est calme ici. Nous serons à l'abri.

-Dementium, Gordon. Venez ici, dit le leader. Nous allons faire des tours de garde pour qu'aucun patient ne fasse de connerie. De 21h00 à 00h00, moi, de 00h00 à 3h00, Gordon, et de 3h00 à 6h00, Dementium.
Si vous avez des problèmes, n'hésitez pas à me réveiller, et c'est valable pour tout le monde. Les patients risquent de s'énerver s'ils savent qu'on fait des tours de garde de peur qu'ils fassent de conneries, donc dites leur que c'est au cas où il y ai des contaminés. C'est en partie pour ça, mais aussi à pour les patients.
Nous allons faire nos préparatifs, et demain, à la première heure, c'est-à-dire à la fin du tour de garde de Dementium, nous nous préparerons à partir au labo.

-Hé, j'ai trouvé un paquet de cartes, dit un patient.
-Cool, on pourra jouer au poker. On mise de la bouffe ! Dit un autre patient
-Ne pariez pas de nourriture, c'est débile, dit Gordon.
-Toi, on t'a pas causé, répondit le patient qui s'était jeté sur lui dans l'armurerie.
-Pitoyable, dit Gordon.
Puis il partit.
Demain, une longue journée nous attend.





Vers le milieu du tour de garde de Thomas, je m'endormis.
Je faisais un magnifique rêve où j'étais avec ma famille, dans la maison de mon enfance. En fait, j'étais moi-même enfant.
C'était mes souvenirs.
Je voyais mon frère et ma soeur jouer avec un train. Un train en bois. Je le reconnus, ce train; le train que mon frère avait eu à noël, Le jour de ses 5 ans. C'était un train que l'on faisait rouler sur des rails qui formaient un cercle. Mon chien, Fidèle, un fox terrier, vint vers le train, apparemment intrigué. Il le sentit puis partit. Je me retournais, et je vis mes parents, assis sur le canapé, ma mère entrain de boire du thé, et mon père avec sa pipe et son journal. Quelqu'un sonna à la porte. C'était Theo, un copain d'école qui venait pour aller jouer dehors. Ma mère m'appella, je m'apprêtais à sortir quand tout se brouilla, puis du noir. Rien que du noir. Ma famille, Fidèle, Theo, la maison, tout avait disparu.

J'ouvris les yeux, et je vis Gordon.
-C'est ton tour de garde, dit-il, souriant.
-Hmpf... J'suis fatigué ... Il s'est rien passé ?
-Rien du tout. Allez, lève-toi

Je m'étirais en baillant, puis j'allais vers la porte, et m'asseya dos à elle.
Je commençais à somnoler quand j'entendis des pas rapides dans le couloir
BOUM BOUM BOUM !
Quelqu'un frappait à la porte.
C'est régulier, ça ne peut pas être des zombies, pensais-je.
Je regardais par la serrure, le coeur battant la chamade, et je vis un oeil. Quelqu'un d'autre regardait par la serrure ...
-Ouvrez-nous ! Dit une voix.
-Nous sommes humains ! Dit une autre.
J'ouvris finalement la porte doucement.

-Entrez vite, chuchotais-je.
Ils étaient 4.
Plusieurs personnes s'étaient réveillées suite à ce qui c'était passé, dont le leader, et Gordon qui venait juste de se recoucher.

-C'est quoi ce vacarme ? Dit le leader.
-Il y a des survivants, répondis-je.
-Qu'est-ce que tu fous là ? Dit le leader en regardant une personne.
-Vous êtes le groupe combien ?
Je fus choqué. C'était un groupe, à la base ils étaient 10, et maintenant ils sont plus que 4.
-Le groupe 3, répondit une personne, qui visiblement était le leader.
-Germain ... Qu'est-ce qui est arrivé à ton groupe ?
-On... On a été attaqués...
-Ca ne m'étonne pas, vu tous les contaminés qu'il y a ...
-Contaminé ? Tu as dit contaminé ?
-Oui. Ce sont des contaminés, mais nous vous expliqueront tout quand nos serons au laboratoire.
-Le laboratoire ?
-Oui.
-Nous n'y irons pas.
-Quoi ?
-Tu as très bien entendu, nous n'y irons pas.
-Mais pourquoi ?
-C'est là-bas que nous avons perdu 6 hommes.
-T'inquiètes, on est bien armés, on est passés par l'armurerie.
-Nous aussi, nous y étions allés.
-Quand ? Nous y sommes allés hier !
-Nous y sommes allés il y a deux jours, et depuis, nous errons dans les couloirs à buter des zombies, à lutter pour rester en vie et à galérer à trouver des cachettes.
-Donc ce ne sont pas les proprietaires qui ont pris les armes.
-Hein ?
-Nous soupçonnons les responsables de l'hôpital de s'être fait la malle après avoir raté des experiences.
-Oui, tu l'a dit dans le réfectoire.
-Des éxperiences ? dans un hôpital psychiatrique ? Dit un patient du groupe de Germain.
-Oui, les hôpitaux psychiatriques ne sont jamais, du moins rarement, inspectés.
-Bon. Il y avait combien de zombies, là-bas ? Dit Thomas.
-Où ? Répondit Germain.
-Bah au laboratoire.
-Un seul.
-Et vous n'avez pas réussi à le buter ?
-En fait, il n'était pas comme les autres. Il était enorme.
-Quoi ?!
Puis Gordon coupa la parole.
-Tiens, ils ont l'air normaux, les patients de votre groupe. Nous ils ont aussi l'air normaux à part un autiste et un schizophrène, dit-il en les pointant du doigt.
Le leader, visiblement énervé de cette interruption, reprit la parole :
-Comment était le contaminé qui vous a massacrés ?
-Il était grand, gros avec un énorme cicatrice sur le ventre.
-Ah, vous avez quand même eu le temps de l'observer !
-Oui. Ah, et aussi ... Il avait un hachoir implanté dans une de ses mains et une seringue dans l'autre main ...

-Un... Un hachoir ? Une seringue ? Qu'est-ce que c'est que cette créature ? Tu es sûr d'avoir bien vu ?
-Oui ! Demande aux autres patients !
-C'est vrai ce qu'il dit ? Il y avait une telle créature dans le laboratoire ? Dit le leader, tourné vers les patients du groupe de Germain.
-Oui, Répondirent-ils.
-Bien. Quand j'y pense, ça ne m'étonne pas, reprit le leader.
-De quoi ? Répondit Germain.
-Hôpital rempli de contaminés + laboratoire + gros monstre, ça ne te saute pas aux yeux ?
-Ben ...
-Ils ont fait des éxperiences et ont créé une créature hideuse, tout comme ces contaminés ! Pourquoi les proprios ne voulaient-ils pas nous parler du laboratoire, à ton avis ? Pourquoi personne n'a rien vu à part eux ? Pourquoi y a-t-il un laboratoire dans un hôpital psychiatrique ?
-J'ai compris où tu veux en venir.
-Il faut en avoir le cœur net. Allons au laboratoire sans plus attendre.

Les patients du groupe de Germain semblaient terrifiés à l'idée de retourner au laboratoire. Désesperement, ils cherchaient des excuses.
-Mais... Et le rendez-vous ? Dit un patient du groupe de Germain.
-Nous aurons le temps, et même si nous ne l'avions pas, nous devons aller au labo pour en savoir plus. Pourquoi y'a-t-il un rendez-vous, à ton avis ? C'est evidemment pour partager nos nouvelles connaissances au niveau des zombies, et si tout le monde veut aller au rendez-vous et ne pas risquer sa vie, ça ne nous avancera à rien, c'est pourquoi il faut que nous donnions des informations aux autres groupes.
-C'est d'accord, allons-y, dit Germain.

Gordon enleva donc la matraque qui servait à bloquer la porte.
Sans bruit, il ouvrit la porte, regarda à l'éxterieur puis nous fit signe d'avancer.
-La voie est libre, dit-il.
Nous formions un assez gros groupe.
Nous avançions donc dans ce long couloir obscur, éclairé seulement par quelques lampes torche. Gordon et Germain plaisantaient entre eux, ils avaient l'air d'être potes.
Je trouvais déplaisant qu'ils fassent du bruit vu notre situation, mais en même temps, ça fait du bien de plaisanter de temps en temps, surtout dans un hôpital rempli de contaminés.

-Taisez-vous, tous les deux, dit le leader.
-Fait pas chier, Thomas, lui répondit Gordon.
-Ouais, c'est vrai, laisse-nous plaisanter, on les emmerde les contaminés, répondit à son tour Germain.
-C'est vrai, quoi, qu'est-ce que ça peut nous foutre que des contaminés traînent dans le coin ? On les bute et c'est bon.

Sous ces remarques, le leader s'énerva et les empoigna tous les deux. Il pointa une arme sur eux, puis dit :
-Et qu'est-ce que ça peut me foutre de vous buter ? C'est vrai, quoi, à cause de vous on va peut-être se faire bouffer par des contaminés.
Il disait ça avec un petit sourire en coin.

-Bon, grouillons-nous, dis-je.
Nous accelerâmes donc le pas en direction de l'ascenseur.
Une fois arrivé, nous appuyions sur le bouton pour descendre au sous-sol. En effet, le laboratoire se trouvait au sous-sol.

Le leader appuya sur le bouton. Nous attendions que l'ascenseur arrive. Cinq minutes s'écoulèrent, mais toujours rien.

-Qu'est-ce qui se passe ? Dit le leader.
Un patient de notre groupe poussa le leader et appuya fortement sur le bouton. Il attenda quelques minutes, puis ne voyant toujours pas l'ascenseur venir, il commença à marteler rapidement le bouton.

-POURQUOI CA MARCHE PAAAAAAS ?! Dit-il.
-C'est bon, calmez-vous, monsieur, dit Gordon.
-Pff ... Un gars qui s'énèrve vite et pour un rien, on est mal barré ... Dit Gordon.
-Hé, qu'est-ce que t'as dans a bouche, Gordon ? Dit le leader.
-Oh, ça ? Un petit os, on dirait un cure-dents.
-Mais c'est dégueulasse, où t'as trouvé ça ?
-Là, dit-il en pointant du doigt un cadavre d'homme, ou ce qu'il en reste.
-Mais c'est ignoble, c'est répugant ! Dit le leader.
-Ben quoi ? C'est que des os ...
-C'est bon, tu la fermes et tu jettes ça ! On doit se grouiller ! Prenons les escaliers !


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