Note de la fic : :noel: :noel: :noel: :noel:

Sky Hides Gaïa


Par : Speedclocker
Genre : Action, Fantastique
Statut : C'est compliqué



Chapitre 2 : Une vie simple...


Publié le 21/09/2013 à 16:10:51 par Speedclocker

Chapitre 2 : Une vie simple...

C'est en sursaut que je me levai.. Mon coeur battait à une fréquence folle. Je n'arrivais pas à me retrouver, j'avais l'impression de sortir tout juste des griffes de la mort. J'ai passé mes mains sur mon visage afin de me souvenir où j'étais. Dieu merci, j'étais dans ma chambre. C'était bel et bien la fin du cauchemar.
Mon regard se tournait vers la petite table de chevet, sur laquelle était posé un réveil électronique. Il affichait 4h16 du matin. J'avais encore les idées confuses à cause du mouvement soudain de ma tête lors du réveil qui était plutôt brutal. Je fixais les murs de la pièce. Papier peint déchiré, fissures aux niveaux des coins, traces rectangulaires afin d'indiquer la présence antérieur de tableaux ou portraits. Oui, c'était bien ma chambre et tout était à sa place. Le mobilier aussi était basique : une TV à tubes cathodiques, quelques étagères à moitié remplies, une petite commode... Un studio de 30 m²... Enfin, pas besoin de plus grand, j'y vis seul.
Je décidai de projeter mes draps sur le côté et de me lever de mon lit. La fenêtre latérale était entre-ouverte afin d'aérer les lieux. Je me suis levé afin d'y jeter un coup d'oeil histoire de me changer les idées. L'ouverture m'offrit une vue de la ville de Londres. Malgré cette heure tardive, le mouvement y était omniprésent. Ces lumières, cette animation... Ca me changeait les idées, ça c'est sûr.

Je m'appelle Yory et j'ai 16 ans. Je vis seul dans un appartement d'un petit quartier populaire de Londres et pour cause je n'ai jamais connu mes parents. Je vis grâce à une petite pension que mon oncle m'envoie pour pouvoir vivre. Il y a 4 ans déjà, je vivais avec mon oncle et ma tante entre la forêt de Whitewood et le village de campagne, un coin perdu et bien éloigné de Londres. Depuis que je suis entré au collège, il m'a fallut déménager et vivre du côté urbain. J'ai d'abord vécu dans une famille d'accueil, puis à l'âge de 14 ans, j'ai décidé de vivre seul par le biais de l'émancipation. J'ai commencé à ressentir le lourd poids des responsabilités très jeune. Pas facile d'être adulte avant l'âge. Quand j'ai du temps libre, je cherche un petit job histoire de rehausser mes fins de mois. Coursier, livreur, serveur à mi-temps etc... J'essaie de me débrouiller comme je peux.
Mais parlons du physique maintenant  : taille moyenne, bruns, yeux marrons. Je n'utiliserai pas les expressions « laid » ou « beau » pour les simples raisons que je ne fais partie d'aucune de ces deux catégories et qu'elles sont trop imprécises. Je suis quelqu'un de simple quoi... Oui bon, il n'y a pas grand chose à dire sur le physique.
Quelque chose sur ma personne  ? Je suis quelqu'un de plutôt serein et calme, qui prêche le bon et la morale.
Socialement parlant, je ne suis ni le persécuté, ni le persécuteur; ni le bourreau, ni l'exécuté. En fait, je n'ai jamais vraiment eu d'ennemis... ni d'amis d'ailleurs. J'ai l'habitude avec la solitude et, même si parfois ça peut faire mal, je vis avec sans trop de problème. Quand on regarde bien, mon appartement serait l'image de ce que ressentent les personnes à mon égard : rien. Ni de la haine, ni de l'amour.
En résumé, je suis un peu comme une sorte de « juste milieu » de la vie, et c'est triste.

Enfin. Je m'apitoie sur mon sort sans regarder le temps passer. Le soleil a l'air de se lever. Je décide de sortir ma tête de la fenêtre et jeter un coup d'oeil sur le réveil : 7h34... 7h34 !!? Comment j'ai pu rêvasser pendant plus de 3 heures devant ma fenêtre  !? Mais merde alors, j'vais être en retard pour le lycée  ! Je ne me suis même pas lavé... et mes affaires ne sont même pas prêts ! Putain, j'suis con, mais j'suis con  ! Le jour de la rentrée dans un nouveau lycée en plus. Je n'ai pas trop envie d'être dès le premier jour dans le collimateur des surveillants.

Le silence de la chambre laisse enfin place à l'agitation matinale. Au fond, ça fait du bien.

C'est comme un nouveau départ.


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