Note de la fic : Non notée

Lia, fille du Feu


Par : Mariegirls
Genre : Fantastique
Statut : C'est compliqué



Chapitre 1


Publié le 13/01/2010 à 03:39:44 par Mariegirls

Chapitre 1 : Changement

Cette histoire commence en Chine, a Beijing, à une époque semblable à aujourd’hui mais dans un monde entièrement différent. La famille, les Ming, vit dans une petite maison coincé entre deux immenses immeubles à bureaux d’un gris terne. Les Ming refusaient de quitter cette maison habitée par leur famille depuis déjà plus de 500 ans. Incroyable non ? Enfin… Lia, leur fille aînée, est dans sa chambre au grenier pendant que sa mère prépare le dîner. Elle écrit dans son journal intime qu’elle a intitulé « Le Journal Des Printemps » en l’honneur de l’ancienne façon de compter les années. Elle en avait déjà passé 15 elle-même et voulait fermer son journal vers ses 16 ans, se trouvant trop vieille pour continuer à écrire là-dedans.
Elle en était à rêver de son avenir dans cette maison confortable et accueillante lorsque la porte claqua, signe que son père était rentré. En lançant sa valise au sol il se mit à jurer :
- Bande de tawouins, espèce de Japanese ! Osez-me faire ça ! C’est de la traîtrise !
Elle dévala les 2 étages en 6e vitesse et se jeta dans les bras de Péro. Après l’avoir embrassé sur les cheveux, il lui annonça la triste nouvelle.
- Mes patrons de l’Agence (L’Agence est un peu comme la C.I.A.) ont réduit mon budget et veulent vous envoyer au couvent de Chin Lin, toi et ta sœur.
- Quoi !?
- Vous y allez dans une semaine. Mais crois-moi je vais me battre !
- JAMAIS je n’irai là-bas Père ! JAMAIS ! , s’époumona-t-elle en pleurant.
Il la serra tristement contre lui une dernière fois avant de la laisser aller hurler sa rage de Beijing jusqu’à Tokyo.
Péro sourit intérieurement. Finalement elle lui ressemblait cette petite. Son coté combatif sous son air d’angelot était typique de son caractère à lui. Il soupira en secouant la tête. La mère, Méliamé, passa sa tête dans l’arche de la cuisine.
- Alors ? C’est vraiment décidé ? , lui demanda-t-elle atterré.
- Malheureusement … , désespéra son mari.
Elle sortit de la cuisine et essuya ses mains sur son torchon avant d’enlacer tendrement Péro.
- On s’en sortira, tu verras. Les Ming ne se laisseront pas abattre !
- J’espère, my honey , j’espère …

Non loin de là, à l’école secondaire du quartier nommé Hongzhi, la jeune Rhia-Ling Ming suivait son cours de français d’un air morne. Elle avait faim, soif et
(L’Agence est un peu comme la C.I.A.

était fatigué. Chez elle quelque chose n’allait pas, elle en était certaine. Mais, alors que son esprit absent était taraudé par ces pensées déprimantes, la cloche sonna. Elle ne l’entendit pas et continua à rêver en faisant des cercles du bout du doigt. Son professeur s’approcha doucement d’elle et lui mit une main sur l’épaule. Penchée vers elle il lui dit :
- Rhia-Ling … Ho Hé ! La cloche est sonné ma grande, c’est l’heure de la pause.
Rhia-Ling sursauta violemment avant de bredouiller des excuses incompréhensibles et de s’empresser de sortir de la classe.
Elle stoppa net en réalisant son erreur. Lia se tenait là, adossée à un casier, l’air morose. Bien que les secondaire 4 n’ait pas le droit de venir voir les 2, Lia visitait souvent sa sœur. Aujourd’hui la visite risquait d’être déplaisante.
- Salut Lia. , lança Rhia en ouvrant son casier.
- Rrrmmhh … , lui répondit Lia les dents serrées
- Bon qu’est-ce qu’il y a !? , cria la jeune Rhia en claquant sa porte de casier.
- D’après toi ! Épaisse ! On va au couvent de Chin Lin, qu’est-ce que tu crois !?
- PARDON !?
- T’as très bien entendue ! T’as jusqu’à demain pour dire Bye Bye à tes petites amies ! , fit Lia exaspérée.
Lia partit d’un pas rageur vers la sortie. Bouche bée Rhia la suivit des yeux avant de s’effondrer en pleurant sur le sol.

Lia faisait ses valises tristement. La colère l’inondait et elle se sentait devenir chaude, brûlante. Elle se calma et recommença son activité, si on peut dire ça comme ça. Rhia-Ling et elle s’était jurées de devenir les pires élèves du couvent. Elle allait respecté sa parole à coup sur et ces idiots de lèche-cul du Saint Dieu allait en baver. Elle entendit sa mère monter au grenier et se diriger vers sa chambre.
- Ça va ma chérie ? ,demanda doucement Méliamé.
- Oui, oui. ,répondit Lia avec hargne.
Méliamé soupira. Des larmes furtives roulèrent lentement sur ses joues rosées. Ses beaux yeux noisettes voilés de tristesse elle aida sa fille à emporter le nécessaire pour sa nouvelle « école ». Pendant un moment aucune des deux ne parla, les mots ne pouvant décrire leurs émotions comme le silence et les regards le faisaient si bien. Soudain Lia rompit le silence et se tourna vers sa mère :
- Maman, je voudrait savoir, combien de temps aurait-je à supporter cette insupportable situation merdique ?
- Lia ! Ton langage ! Pour répondre à ta question, je n’en sais rien. Pas longtemps je suppose, ton père est un excellent négociateur. , se fâcha Méliamé.
Elles éclatèrent de rire et se mirent à se chamailler comme deux enfants. Mais Méliamé ne savait pas à quel point elle avait raison …


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