Note de la fic : :noel: :noel: :noel:

Ma descente aux Enfers


Par : GreenStatik
Genre : Science-Fiction, Horreur
Statut : C'est compliqué



Chapitre 6 : Le danger du métro


Publié le 21/07/2010 à 17:54:12 par GreenStatik

« Jeudi 24 Mars 2058,

Salut Journal. Voilà, encore une fois, une journée remplie de rebondissements vient de s'achever. On a fait un vote, pour le prototype, aujourd'hui. Comme tout le monde dit qu'il m'appartient, car j'ai travaillé à la société l'ayant monté intégralement, celui-ci reste dans mon bureau. D'ailleurs, j'écris actuellement dans celui-ci. J'ai changé pas mal de truc depuis. C'est vrai que c'est mieux avec une ou deux couleurs différentes dans une pièce. Le gris, ce n’est pas mon truc. Enfin, j'arrête de m'écarter. Voilà, ça fait deux semaines que j'ai rencontré la troupe, et ça fait deux semaines que Julie est encore dans le coma. Je ne sais pas quand elle va se réveiller, ça m'inquiète. J'espère qu'elle va bientôt aller mieux, et que tout ce bordel sera très bientôt terminé. Aujourd'hui, on doit aller visiter un métro, pour inspecter les lieux. Les scanners thermiques via avions ont révélé une masse chaude là on nous allons. Peut-être la source du problème, qui sait. En tout cas, moi, ça ne me dérange pas de buter de l'alien. D'ailleurs, comme on ne sait toujours pas leurs noms, nous avons décidé de les appeler Xens.
Ok, ce n’est pas un nom très original, mais ils n’ont pas le choix.
Bon, je ne m'attarde pas plus longtemps, mon ventre fait des ravages. D'ailleurs, petit détail marrant, c'est que maintenant, on arrive enfin à manger des trucs sympas, et plus de rations militaires. Grâce au prototype, Joe, le cuisinier arrive maintenant à faire des trucs sympas.
Merci qui ? »
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Après un repas assez différent des autres fois, notre équipe se rendit sur les lieux. Aujourd'hui, nouveauté : l'armée internationale nous a envoyé un sniper laser. Et comme l'avait dit Guillaume, ce n’est pas du carton, cette arme. Cette arme m'a été confiée. Je ne sais pas pourquoi, vu que notre spécialiste, Sébastien, était bien meilleur que moi, là-dessus. Enfin, si il me faisait confiance, je n'allais pas rejeter cette bonne volonté.
Mais pour le reste, le meilleur matériel est le plus commun : couteau de combat, fusil d'assaut... Quoi de plus classique. Juste après cela, nous partîmes en direction du métro.

Il nous fallut 20 minutes pour arriver à bon port. En sortant du véhicule, je regardais le ciel. J'espérais qu'il soit bleu. Mais rien de tout ça. Que des nuages gris, et des espèces de gros rapaces, planants au dessus des toits des immeubles, qui pour certains, étaient encore intacts.
Le ciel bleu... Rien qu'en y repensant, cela me rappelait mes journées de balades, avec mes parents, quand j'étais petit. Mais maintenant, ces souvenirs n'étaient plus réalité.
Guillaume me sortit de ma torpeur, en me tapant sur l'épaule. Je me retournai.

« — Hé, ça va, John ? me demanda-t-il.
— Euh... Ouais. Nostalgie, rien de plus. Tu penses qu'ils vont gérer, au QG ?
— Ouais, t'inquiète pas. On a laissé quelques hommes là-bas. Et si le patron ne leur faisait pas confiance, ils ne seraient pas encore là.
— Ouais, t'as raison. Allez, commence à avancer, je te suis. »

Guillaume me fit donc un signe de main, et entama la marche, suivie des cinq autres. Au passage, j'agrippai l'épaule de Sébastien, et lui fit un clin d'œil. Je lui demandais voudrait bien me passer son sniper si je lui offrais le sniper laser en échange. Celui-ci acquiesça avec joie, et me tapa dans la main. Suite à notre échange, nous reprîmes la marche, derrière les autres. La plaque du métro était encore présente, mais juste la moitié gauche. On pouvait donc voir « Gare de... ». Nous pénétrâmes à l'intérieur du couloir d'entrée. Ce n’était vraiment pas beau à voir.
Des corps, en décompositions étaient présent partout dans la pièce. L'odeur n'était vraiment pas très agréable. Guillaume nous conseilla de mettre notre filtre à air, pour éviter tournis et autre problème, à cause de l'odeur. Nous vérifiâmes le fonctionnement de la radio groupe, avant d'aller plus loin dans la gare. Ceci fait, nous continuions la marche, en position de deux par rangées, et Guillaume au-devant du groupe. C'était vraiment glauque, comme endroit. D'habitude, on pouvait voir des pubs holographiques trainer sur les murs, mais là... Que des cadavres, du sang par terre, des bouts de membres par-ci par-là. Bref, une horreur. Plus nous avancions, plus il faisait chaud.

« — C'est horrible, on se croirait dans une fournaise, remarqua Matthieu.
— Allez, fait pas ta fiotte, on a déjà vu pire, au bar, gloussa Chuck. Tu te rappelle, la rasade de Vodka qu'on s'est faite ? Là, on était vraiment chaud !
— Ouais, c'était cool, ça ! s'exclama Paul.
— En fait, à chaque fois que je vous croise, vous êtes toujours en train de vous bourrer la gueule... Ce n’est pas normal, en service, rétorqua Wilfried.
— Chut, les mecs ! ordonna Guillaume. J'ai vu quelque chose de bouger... Merde, y'a plus presque plus de lumière, là on l'on est. Allumez vos torches frontales, on va faire comme ça. »

Chacun enclencha son interrupteur. Le couloir fut un peu plus éclairé, donc. Oui, il y avait quelque chose qui bougeait dans le couloir, je l'avais moi-même vu. Une ombre dansait sur le mur, une grande ombre, en plus. Paul rejoignit Guillaume, à l'avant du groupe, fusil à la main.
Nous avançâmes lentement vers l'ombre, qui donnait l'impression de chercher quelque chose, quand soudain, un monstre difforme sauta sur Paul, et le plaqua contre le mur. Lui, d'un naturel bagarreur, ne se laissa pas faire, et commença à lui mettre un coup de poing, et retourna la situation, en le plaquant à son tour, contre le mur. Il leva ensuite son bras droit, et tira une rafale de balles dans la tête du monstre. L'attaque laissa une grande trace de sang contre le mur, ainsi qu'un corps inerte, d'une créature assez hideuse.
Ce n'était pas un Xen. Non, c'était autre chose. Une peau complètement chair, élastique. Ses bras et ses jambes étaient vraiment très grands, et des grandes griffes apparaissaient sur le bout de ses doigts. Il avait une tête de proportion humaine, mais son visage n'était vraiment pas le même que nos semblables.

« — C'était quoi, cette saloperie ?! demanda Paul, fortement.
— Euh... Ce n’était pas un Xen, remarqua Wilfried.
— Mince, comme si on avait pas assez des aliens, faut qu'on ai d'autres saloperies sur le dos ! m'écriai-je.
— Garde ta rage pour tout à l'heure, me conseilla Sébastien. Ce n’était peut-être rien, comparé à ce que l'on cherche.
— Sébastien a raison, répondit Guillaume. On ne sait pas quelle merde traine dans les parages. Faites très attention. »

Paul donna un grand coup de pied dans le cadavre de la bête, avant de reprendre la route. Une petite minute plus tard, nous nous retrouvâmes à un embranchement, qui servait autrefois à la réception, pour acheter des tickets, et autre genre, pour prendre le métro. Sauf que là, c'était vide. Guillaume sortit un détecteur thermique de sa poche. Celui-ci généra un plan de la station, et des traces allant du rouge au bleu. En se déplaçant dans tous les sens, il remarqua, sur sa carte, une grosse masse rouge, qui était tout juste au nord, droit devant nous.

Nous nous dirigeâmes donc vers cette direction, nous obligeant à sauter par dessus les barrières de sécurités, complètement inactives.
Aucun problème n'est survenu en chemin. Une fois arrivé aux premières rames du métro, un bruit sourd et atroce se fit entendre. Comme une espèce de gargouillis, mais en plus inhumain. Cela venait des couloirs des rames. Nous y allâmes très lentement, et une fois devant l'entrée de ce couloir, Guillaume ordonna à Paul de balancer un tube phosphorescent, générant de la lumière sur une zone assez grande. Une fois celui-ci par terre, rien n'apparaissait dans la zone lumineuse. Tout le monde se regardait d'un air étonné. Wilfried se positionna à côté de Guillaume.

« — Il n’est pas défectueux, ton truc, par hasard ? demanda-t-il.
— Non, que dalle. C'est un détecteur très performant, ce n’est pas ça le problème... On est à 10 mètres du truc, on devrait le voir, normalement.
— Chut ! s'exclama Sébastien. Je viens d'entendre un drôle de truc. Comme un gémissement... »

Oui, des gémissements. Des pleurs, même. C'était très lointain, mais ça se rapprochait. Mais aucun bruit de pas ne se fit entendre. Chacun se mit en garde, fusil en avant. Le bruit se rapprochait de plus en plus. Soudain, un flash énorme fit son apparition, et tout le monde se fit aveugler, sans pouvoir réagir. Mes oreilles bourdonnées, ça faisait très mal. J'entendis brièvement Guillaume, crier à côté de moi, et Matthieu était au coude à coude avec une chose, qui ne semblait pas exister. Quelque chose m'agrippa le cou. Je réagis quasi directement, laissant tomber mon arme, en premier, et en saisissant un semblant de bras, projetant l'ennemi devant, comme au judo. Rien n'apparut devant mes yeux, j'avais attrapé quelque chose d'invisible, pour moi. Wilfried était dos contre un mur, il avait perdu connaissance.
Je partis en courant, récupérant mon arme, par la même occasion, pour essayer de l'aider. Mais quelque chose m'y contraint, en me donnant un atémi, dans mon cou. Je tomba à la renverse, et les dernières paroles que j'entendis furent celle de Chuck.

« — Merde ! Merde ! On se replie ! Tenez bon les mecs, on est... »

Et puis, plus rien. Le néant.


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