Note de la fic : :noel: :noel: :noel:

Hiver Macabre


Par : BiAcToL_Pustule
Genre : Horreur, Action
Statut : C'est compliqué



Chapitre 1 : Le début ou la fin?


Publié le 03/12/2010 à 19:46:52 par BiAcToL_Pustule

Note: Les noms des personnages sont changés des noms réels, copyright oblige :p.
L’histoire se passe dans les années 1945, mais il se peut que certains éléments plus ou moins contemporains se glissent dans l’histoire, car j’ai tout simplement la flemme de vérifier si ces éléments existaient en 45, et puis aussi parce que l’histoire est changée.

[c]HIVER MACABRE[/c]

[c]PARTIE I : Le Désastre…[/c]

Chapitre 1 : Le Début ou la Fin ?
L’histoire se déroule en URSS, l’hiver 1945. Le nazisme est toujours de la partie, et les Alliés ne sont pas encore arrivés sur les rives européennes. Le personnage principal, Yuri Ivanovitch Ovséenko, est directeur dans une société cinématographique mondialement connue et quasi-indépendante qui compte parmi ses acteurs le plus que renommé Bergueï Mikhaïloritch Eylenstein. Yuri, patron autoritaire mais juste, sait communiquer avec ses employés, ce qui lui vaut une réputation de patron « crémeux », mais qui sait sévir au moment voulu.


Le réveil sonna bruyamment et fit vibrer la table en bois poussiéreuse. Une main puissante et poilue s’abattit sur l’objet métallique ayant tiré du sommeil son propriétaire.

-« Ah putain, déjà six heures ! Cet enfoiré va me tuer, un rendez-vous aussi tôt...hmpf. »

Le soviétique de 70 kilos se leva non pas sans efforts pour se reposer sur une table dont le vernie manquait à certains endroits. Il attrapa une brique de lait qu’il « assaisonna » avec quelques gouttes de vodka Eristkaff fraîchement achetée la veille. Il avala le tout cul-sec, puis lâcha un énorme rot en guise de clôture de son petit déjeuner bien maigre. Mais Yuri avait l’habitude de s’acheter une barre chocolatée à la cafétéria de la tour (Les principaux locaux de sa société sont situés dans une tour de 73 étages uniquement mise à l’usage de l’entreprise), accompagnée d’une bouteille de vodka, tradition oblige.

Pendant sa toilette, le voisin d’immeuble fit chanter sa guitare sur un rythme d’AC/DC bien gênant.

-« Cette fois, c’en est trop, je lui avais pourtant bien dis que si il rejouait ne serait-ce qu’une fois avec son machin électrique, j’irais lui annoncer comment je suis un spectateur attentionné… »

Dans la colère, Yuri se coupa au niveau du menton avec son rasoir vieillot qui commençait à ressentir l’étau des doigts du molosse qui le brandissait chaque matin. Certes, cet appartement n’était pas aussi bien équipé que sa villa situé à Antigua, mais il possédait le nécessaire à sa survie dans un environnement remplit de personnes hostiles telles le jeune de 26 ans qui faisait passer des nuits blanches aux personnes limitrophes lorsqu’il ramenait chez lui une de ces blondinettes disponibles sur le trottoir du centre ville. Après avoir enfilé un pantalon et serré une cravate, Yuri pris sa sacoche et sortit en claquant la porte comme d’habitude. Il descendit les marches et pensait au travail. Quelques pensées le turlupinaient : « Viatcheslav va-t-il signer ce contrat, ça fait un an qu’il nous fait attendre » ou «J’attends avec impatience la sortie du film Prison 9, où Denssel Washingtran incarne cet individu perdu au milieu de tous ces aliens. »

Dehors, il faisait froid, très froid. Mais Yuri ne se découragea pas, lui qui avait passé son enfance dans la province de Birnyiskaïa, réputée pour être la plus froide d’URSS. Il avança donc d’un pas décidé à travers la masse de gens qui se mouvaient tête baissée dans le manteau de fourrure et la neige qui harcelait les passants.

-« Ah merde, j’ai oublié d’aller molester Nikolaï. Bah, je le ferai ce soir… ».

Arrivé au pied du bâtiment, il s’arrêta un moment pour contempler le sigle Daïasch Comp. Qui était fièrement accroché au mur de la tour. Un sentiment de fierté lui emplit son corps tout entier, puis il se décida à entrer. Boris et Natalia, les deux principaux agents de sécurité de l’accueil lui adressèrent un signe d’amitié quand ils furent à vue les uns des autres. Yuri en fit de même et se dirigea vers l’ascenseur. Une silhouette fine se glissa dans la cage au dernier moment et fit totalement tomber ses papiers rangés dans une pochette. Lorsqu’il se releva, il eut un mouvement de recul à la vision de Yuri.

-« Oh, euh, je ne savais pas que vous étiez là patron. »Balbutia-t-il en se relevant péniblement.
-« Haha, toujours aussi maladroit Mikhaïl, tu ne changeras jamais décidément. » L’individu hésita, puis sortit dès que l’ascenseur afficha le 68ème étage. Yuri en fit de même, mais Mikhaïl avait déjà disparu entre les bureaux remplis de gens assis ou debout en train de parler bruyamment de divers sujets d’actualités, notamment l’annexion de la Grèce au territoire allemand. Lorsque Yuri passa, il reçut plusieurs bonjour et autres.

-« Bonjour patron, vous savez, Joseph est déjà rentré ! »

Le patron se retourna, et sortit :
-« Quoi, déjà ? Amène-le moi dans mon bureau s’il-te-plaît, j’ai encore un peu de temps avant que Viatcheslav n’arrive. »

L’employé acquiesça puis s’en alla vers l’autre bout de l’étage.

Arrivé dans son bureau, Yuri se laissa choir dans son fauteuil 18ème, puis s’y enfonça légèrement en allumant un gros cigare « Made In Cuba » -les meilleurs d’après lui-. Il agrippa le journal et passa en revue les gros titres.

-« Mouais, rien d’intéressant, ça fait trois semaines qu’ils nous parlent des labos et de leurs expériences douteuses, mais ils ont atrocement peur de Chtaline, et ne dévoilent rien… » Songea-t-il.

On frappa à la porte, et Yuri donna la permission d’entrer. Une forme frêle et recroquevillée sur elle-même entra et s’approcha du bureau.

-« Ah, Joseph vous voilà. Je suis étonné, vous êtes déjà de retour ? Votre arrêt maladie ne devait pas durer plus longtemps ? Vous savez bien que je ne veux pas de main d’œuvre inutile, n’est ce pas ?»

L’individu releva la tête, et laissa découvrir des yeux fatigués logés dans des orbites creusés très profondément, soulignés par de gros cernes violacés qui n’inspiraient pas confiance.

-« C’est que, vous savez patron, ma femme n’aime pas me voir dans mon état chez moi, elle préfère que je m’aère un peu.»

Joseph Zolensky était secrétaire du sous-secrétaire du directeur de l’informatique de l’entreprise.

-« Hum, bien, vous pouvez y aller, mon client ne va pas tarder à arriver »
En effet, dès que Zolensky fut sortit, il laissa place à un homme âgé et courbé qui vint s’asseoir sur une chaise, ou plutôt se laissa tomber dans cette chaise. Trois hommes le suivaient de près, et Yuri sentit qu’ils étaient près à sauter dans le tas en as de pépin. De gros durs ceux-là, se dit-il.

Victor Viatcheslav fut le premier à parler, en dépit de sa faiblesse physique inévitable pour quelque œil non affûté.

-« Mon cher ami, je vais parler vite et bien. Tu sais très bien que mes jours sont comptés. C’est fatal quand les médecins disent cancer, vraiment. Je vais aller droit au but : je veux que tu reprennes ma société, toi seul pourra en faire bon usage. Alors, qu’en dis-tu ? »

Le vieux pris la peine de poser cette question, alors qu’il savait pertinemment que Yuri allait sauter sur l’offre. Yuri fit mine de réfléchir, puis lâcha un oui puissant et imposant. Viatcheslav sourit, puis posa sur la table un dossier sur la société Kholkayaï qui produisait des produits chimiques. Le vieux se leva et sortit sans dire un mot.

Yuri médita un moment puis entendit un cri échapper d’il ne sait d’où, suivit d’un coup de feu. Il sortit et se mit à regarder les gens qui courraient vers les toilettes. Il s’y aventura et, après avoir poussé quelques employés, vit Zolensky affalé sur Viatcheslav qui était couvert de sang à la gorge.
Un des hommes qui chargeaient la sécurité du vieux lança :
-« Ce fou s’est attaqué au patron, et l’a mordu jusqu’au sang, j’ai été obligé de tirer ! »

Victor n’était pas tout à fait mort et fit signe à Yuri de s’approcher.

Il s’exécuta et le vieil homme lui tint à peu près ces paroles :
-« Il faut que vous partiez d’ici; si je me suis délesté de ma société, c’est parce qu’elle a créé un virus qui a des effets néfastes pour l’homme, et va jusqu'à le pousser au cannibalisme. Cet homme a sûrement été infecté je ne sais comment, mais fuyez, il va se relever et moi aussi….. »

Viatcheslav souffla, puis s’arrêta de briller sur cette Terre.

Yuri eu à peine le temps d’interpréter ces paroles que Zolensky se releva et attrapa son patron à la manche. Au lieu de parler, il lâcha un râle profond et essaya de mordre Yuri mais ce dernier avait réussi à se détacher de cette loque humaine. La panique subjugua la foule qui eut un mouvement de recul mais cela n’empêcha pas Joseph de sauter sur un garde du corps sans boulot depuis quelques minutes et de le mordre hardiment à l’épaule. Il laissa échapper un cri de douleur mais un de ses camarades avait déjà tiré sur le mort-vivant. A peine le temps de respirer, le vieux était déjà revenu à la vie et empoignât de ses dents la malheureuse jambe du garde du corps déjà bien amoché. Autre cri de douleur, autre coup de feu. Mais en voyant Joseph se relever une deuxième fois, Yuri eut le réflexe de fermer la porte des toilettes y laissant le garde du corps, Victor et feu le secrétaire du sous-secrétaire du directeur de l’informatique. Agitation à l’intérieur, puis les bruits cessèrent. Yuri attrapa son manteau et descendit avec les autres employés vers les escaliers. Mais une masse de morts-vivants arriva du bas des escaliers et déjà attrapait les premiers malheureux employés qui avaient fuis trop vite vers ces marches. Agitation, morsure, sang, cris, mort. Yuri revint en arrière avec un garde du corps -un des siens cette fois- et se dirigea vers l’ascenseur mais le garde le retint et lui montra la direction. Des morts-vivants en sortaient et agrippaient les passants. Le garde entraîna son boss vers la fenêtre de son bureau et la cassa d’un geste brusque.
-« Ces fenêtres coûtaient chers ! » lança Yuri.
-« Je crois que vous ne saisissez pas bien la situation monsieur ! » grogna-t-il puis il poussa son patron vers le balcon, où une échelle de sécurité était posée.
-« Allez-y, descendez !! » cria le garde du corps qui s’y aventura lui aussi en voyant que les morts-vivants avaient déjà pénétrés dans le bureau.

Ils finirent par atteindre le haut de l’échelle, mais comme tout bon zombie bien idiot, ils sautèrent dans le vide et s’écrasèrent sur le sol en versant pus et sang sur le trottoir sous le regard effaré des passants. Après avoir atteint le bas, Yuri et son garde du corps virent que des morts-vivants sortaient déjà du bâtiment et se mettaient à courir vers les passants qui comprirent un peu tard la situation. Yuri indiqua que sa voiture n’était pas loin et qu’ils devaient aller chez lui pour aller chercher des affaires. Le garde n’y vit aucun inconvénient et ils se dirigèrent au pas de course vers la voiture du patron. Le garde se mit au volant et démarra la voiture.

-« Au fait, comment vous appelez vous ? » demanda Yuri.
- « Je me prénomme Rashimov monsieur ».
-« Eh bien merci Rashimov, vous m’avez sauvé la vie. »
-« C’est tout naturel, c’est mon métier…»
Les deux personnages continuèrent à discuter jusqu’à arriver devant l’immeuble de Yuri…


Choix de la suite :
-Rashimov indique qu’il doit lui aussi récupérer des armes chez lui, ça peut être utile.
-Ils partent avec la voiture et roulent vers le poste de police (àarmes).
-Ils se dirigent vers l’appart’ du jeune de 26ans, Yuri avait juré qu’il irait le taper.-Ils prennet la voiture et roulent vers l’ouest, vers Moscou (Ils ne sont pas à Moscou là).
-Ils entendent un bruit dans l’appart’ d’à côté et vont voir…

Scène choisie: Numéro 1.


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