Note de la fic : Non notée

L_enquete_personnelle_de_Nathan_Woods


Par : Pseudo supprimé
Genre : Inconnu
Statut : C'est compliqué



Chapitre 2 : Le dur retour à la vie civile


Publié le 19/08/2013 à 01:17:50 par Pseudo supprimé

Chapitre 1 : Le dur retour à la vie civile.

Forêt dense, mitrailleuse dans les mains, longue patrouille, égorgés, soldat banzai, Guadalcanal, château Shuri, fraternité, haine, arrogance, violence. Voici ce que retint Nathan en rentrant de la guerre.

C’est à Grand Central Terminal, gare située dans le quartier Midtown de New-York, que les éléments de la Première division des Marines venant de cette ville furent déposés. Nous sommes le 18 juillet 1945, de nuit, le ciel était particulièrement étoilé en ce mois-ci, que le train numéro 715 entra en gare. L’agitation sur les quais fut immense, plusieurs familles furent réunies pour féliciter le retour triomphal des derniers Marines restés dans le Pacifique, mais avant d’être des militaires, ce sont surtout des fils qui rentrèrent chez eux. Nathan, s’était endormi. Pour lui la guerre c’était terminé et il savait qu’il passerait enfin une nuit sur ses deux oreilles, dans un bon lit, sans avoir à ouvrir l’œil pour guetter l’éventuel arrivée d’un soldat japonais prêt à lui trancher la gorge. Dans un bruit d’enfer, le train s’arrêta faisant crisser les systèmes de freinage. Un homme de forte carrure, cheveux marron et yeux verts, réveilla Nathan en le tapant dans le dos. La tête dans le gaz, il prit sa valise et s’engagea dans le long couloir plein de mégot ou de bouts de journaux. Il sortit du wagon, guetta si son père était venu le chercher. Un homme au chapeau noir fit de grands gestes, et Nathan le reconnut tout de suite. Il couru dans sa direction, et sauta dans les bras grands ouvert de son père. Colin lui demanda comment allait-il, mais il fut impossible pour le soldat de décrocher une seule parole. C’est ce que la guerre a fait de lui, un animal. Colin comprit ce qui arrivait à son fils, il avait déjà connu sa mais sans son père, seulement son oncle.

Ils mirent la valise dans le coffre de la Dodge convertible 1934 noire et prirent la route vers le quartier de Brooklyn, accompagné de la magnifique musique de Coleman Hawkins, Disorder At The Border. La ville brillait de mille feux, et avait ses coins sombres dans les quartiers les plus chauds. Soudain, un bruit de pistolet retentit dans le quartier. Cela surpris Nathan, qui lui rappela ses souvenirs, et il craqua. C’est la crise d’angoisse. Il éclata en sanglots et ne voyait que des soldats autour de lui.

« Ils sont partout, cria Nathan, on est foutu !
- Calme toi, se hâta Colin afin de rassurer son fils, c’est fini mon garçon. »

Il respira fort, et ferma fort les yeux avant de dire qu’il avait vécut l’enfer. Dans le train il se sentait détendu car il n’était pas aussi proche de la véritable fin de l’enfer. Une vingtaine de minutes plus tard, la voiture s’arrêta devant son immeuble et les phares s’éteignirent. Colin sortit son fils du véhicule, tout tremblant, et l’aida à porter sa valise. Ils montèrent dans l’escalier, délabrés, les rampes effrités, les murs sans de réelles peintures joyeuses. Au seuil de la porte, la mère de Nathan l’attendit impatiemment, et de le voir en vie avec de multiples blessures sur ses bras, et des cicatrices sur le visage lui donna un sentiment de fierté. Nathan se précipita dans les bras de sa mère et se serrèrent fort, prouvant mutuellement le vide qu’ils furent en eux. Et oui, c’est la joie d’une famille qui retrouve son fils, d’autres n’eurent pas la même chance, et sa Nathan le savait. Son frère de seize ans était tout aussi fier et très ému de son retour. Sa petite sœur arriva en courant, slalomant entre les tables et les murs, en criant que son grand frère était rentré.

« Grand-frère ! dit la petite Chelsea, tu m’as rapporté mon souvenir ?
- Oui, une réplique d’avion, répondit Nathan rassuré à la vue de sa sœur.
- Montre le moi ! s’extasia la petite fille.
-Demain, Chelsea. Ton frère est trop fatigué pour le moment. »

Alors sans aller manger, il prit le couloir allumé d’un magnifique lustre orné d’un abat-jour pourpre, et ouvrit la porte de sa chambre. Les murs de celle-ci étaient recouvert de photo, d’une photo dédicacé du jazzman Roy Eldridge, de lui et ses amis du lycée. Son bureau en bois, avait tellement peu servi pendant ces quatre années de conflits, qu’il fut complètement poussiéreux. Son lit était bien fait et préparé d’un beau drap en soie bleu. Il lâcha lourdement sa valise et tomba raide sur son lit. Sa mère se demanda ce qu’il avait, mais Colin la rassura en lui disant qu’il fait face au sommeil militaire. Lui, il savait à quoi il devait s’attendre de la part de son fils. Nathan cria, gesticula dans tout les sens, rigola et encore beaucoup de choses que l’on ne s’attend pas dans un sommeil normal. Inconsciemment, il se refait la guerre dans sa tête. Il revoit ses amis tombés au champ d’honneur et ses joies partagés. Mais voila, cette vie de militaire ce termina avec un bon retour chez lui.


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